Règlement grand-ducal du 6 octobre 1995 portant 1. adaptation à l’ensemble de la fonction publique de l’Etat et des communes du règlement grand-ducal du 13 juin 1979 concernant les directives en matière de sécurité dans les écoles; 2. continuation de la transposition dans le droit luxembourgeois pour le compte du secteur public des directives communautaires afférentes à la sécurité au travail

Type Reglement Grand Ducal
Publication 1995-10-06
État En vigueur
Département MFOPU
Source Legilux
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Nous JEAN, par la Grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau;

Vu la loi du 19 mars 1988 concernant la sécurité dans les administrations et services de l’Etat, dans les établissements publics et dans les écoles;

Vu la loi du 8 juin 1994

Vu le règlement grand-ducal du 13 juin 1979 concernant les directives en matière de sécurité dans les écoles;

Vu la directive du Conseil du 12 juin 1989 concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs au travail (89/391/CEE);

Vu les directives particulières adoptées au sens de l’article 16 de la directive-cadre 89/391/CEE;

Vu l’avis de la Chambre des Fonctionnaires et Employés publics;

Vu l’article 27 de la loi du 8 février 1961 portant organisation du Conseil d’Etat et considérant qu’il y a urgence;

Sur le rapport de Notre Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative et après délibération du Gouvernement en Conseil;

Arrêtons:

Article unique:

Le règlement grand-ducal du 13 juin 1979 concernant les directives en matière de sécurité dans les écoles est modifié et complété comme suit:

1.

L’intitulé du chapitre 1er est remplacé par: Dispositions générales et organisation locale.

2.

Au paragraphe (1.1.01) l’expression activités scolaires est remplacée par activités définies par la loi.

3.

Au paragraphe (1.2.01) les cinq premiers tirets sont remplacés comme suit:

«- Ministre:

le ministre de la fonction publique et de la réforme administrative,

- Inspecteur:

l’inspecteur général de la sécurité dans la fonction publique et/ou l’inspecteur général adjoint de la sécurité dans la fonction publique,

le service national de la sécurité dans la fonction publique spécifié à l’article 12 de la loi,

le comité local spécifié à l’article 10, paragraphe 1, de la loi,

les personnes chargées de mettre en œuvre et de promouvoir la sécurité, telles qu’elles sont spécifiées à l’article 6 de la loi,

le délégué à la sécurité au sens de l’article 9 de la loi

4.

Le dernier tiret du paragraphe (1.2.01) est supprimé et remplacé par deux autres tirets libellés comme suit:

«- Loi:

la loi modifiée du 19 mars 1988 concernant la sécurité dans la fonction publique, dont le texte coordonné du 05.08.1994 a été publié au Mémorial A-1994 page 1236,

relevé des lois, règlements, directives, normes, règles et autres prescriptions à tenir et à communiquer par l’inspecteur aux termes de l’article 17 de la loi

5.

Au paragraphe (1.2.02), premier tiret, l’expression Local scolaire est remplacée par: Local et l’expression activité scolaire est remplacée par: activité assujettie.

6.

Au paragraphe (1.2.02), deuxième tiret, le terme Ecole est remplacé par: Etablissement et l’expression activité scolaire est remplacée par: activité assujettie.

7.

Au paragraphe (1.2.02), troisième tiret, les termes Bâtiment scolaire et école sont remplacés par respectivement: Bâtiment et établissement.

8.

Au paragraphe (1.2.02), dernier tiret, est ajoutée à la définition donnée à l’enseignant la phrase suivante: Sont visés aussi les moniteurs, contremaîtres, préposés, formateurs et autres personnes ayant à charge, au niveau de la sécurité du travail notamment, l’initiation et la surveillance des apprentis, stagiaires, volontaires et autres débutants dans les établissements assujettis, autres que les écoles..

9.

Au paragraphe (1.2.02) est ajouté un tiret libellé comme suit: Elèves: les enfants, adolescents et adultes suivant une formation dans une école, y compris notamment les enfants gardés dans les crèches ou garderies et y compris les apprentis, stagiaires, volontaires et autres débutants soumis à un régime de sécurité du travail dans les établissements assujettis, autres que les écoles..

10.

Au paragraphe (1.3.01) le terme écoles est remplacé par: établissements et il est ajouté un alinéa supplémentaire libellé comme suit: Ces normes, règlements, directives et autres prescriptions figurent d’office et sans préjudice d’autres spécifications du présent règlement dans la liste spéciale des textes applicables à tenir et à communiquer par l’inspecteur aux termes de l’article 17 de la loi..

11.

Au paragraphe (1.4.01) les expressions bâtiments scolaires, locaux scolaires, activités scolaires et formation sont remplacées par respectivement: bâtiment, locaux, activités et occupation.

12.

Il est ajouté un paragraphe (1.4.03) comme suit:

«(1.4.03)

Les dispositions spéciales au sens du présent article et en particulier à l’égard d’établissements fonctionnant sur plus de trois niveaux au sens du paragraphe (1.4.01), 1er et 2e alinéas, ci-dessus, ou à l’égard d’établissements ouverts sur plus de deux niveaux au sens du paragraphe (6.3.07) ci-après, peuvent se rapporter notamment:

à l’aménagement de cages d’escaliers et de gaines d’ascenseurs distinctes et séparées pour desservir respectivement les sous-sols et les étages; à la création d’issues supplémentaires ou spéciales; au resserrement du compartimentage horizontal; au recoupement horizontal des gaines techniques verticales; à la prévention de la propagation des incendies par des façades; à des installations de détection, d’extinction automatique ou autres de protection particulières, spéciales et/ou supplémentaires; à des systèmes et équipements de désenfumage supplémentaires particuliers, réglés et/ou asservis le cas échéant; à l’implantation de certains locaux à risques accrus aux étages supérieurs ou à l’extérieur des espaces recevant du public; à des installations d’extinction automatique supplémentaires et/ou spéciales; à la conclusion obligatoire de contrats d’entretien et/ou de contrôle supplémentaires et particuliers; à des analyses, expertises, réceptions et autres examens supplémentaires de même qu’à la production de certificats de conformité, de notices d’instructions, de fiches techniques et d’autres preuves et spécifications techniques particulières.».

13.

Au paragraphe (1.5.01), 2e tiret, l’expression bâtiments scolaires est remplacée par: bâtiments.

14.

Au paragraphe (1.6.01) les termes activité(s) scolaire(s) et écoles sont remplacés par respectivement: activité(s) et établissements.

15.

Le paragraphe (1.6.03) est précédé de la phrase que voici: Sans préjudice d’échéances différentes fixées notamment par des directives communautaires figurant sur la liste spéciale des textes applicables, telle que cette liste est spécifiée à l’article 17 de la loi et au paragraphe (1.3.01) ci-dessus, l’application aux activités déjà existantes des dispositions d’ordre ......

16.

Le paragraphe (1.6.03) se termine comme suit: ..... des moyens financiers et d’après la liste des priorités et urgences spécifiée à l’article 1.25..

17.

A l’intitulé de l’article 1.7. l’expression équipements scolaires nouveaux est remplacée par: équipements nouveaux.

18.

Au paragraphe (1.7.01) le terme écoles est remplacé par: établissements et l’expression équipements scolaires nouveaux est remplacée par: équipements nouveaux.

19.

A l’intitulé de l’article 1.8. l’expression équipements scolaires anciens est remplacée par: équipements anciens.

20.

Le paragraphe (1.8.01) est libellé nouvellement comme suit: Sans préjudice d’autres procédures ou modalités prévues notamment par des directives communautaires figurant sur la liste spéciale des textes applicables, telle que cette liste est spécifiée à l’article 17 de la loi et au paragraphe (1.3.01) ci-dessus, on entend par homologation des installations et équipements anciens la reconnaissance de conformité aux prescriptions de sécurité en vigueur des installations et équipements ayant déjà fonctionné au profit d’une activité assujettie avant l’entrée en vigueur du présent règlement..

21.

Au paragraphe (1.9.01) l’expression activités scolaires est remplacée par: activités assujetties.

22.

Sont ajoutés les articles 1.11 à 1.26 comme suit:

«Art. 1.11.

Principes généraux de prévention.

(1.11.01)

Le responsable met en œuvre les mesures prévues dans le présent règlement sur la base des principes généraux de prévention suivants:

éviter les risques; évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités; combattre les risques à la source; adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment d’atténuer le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé; tenir compte de l’état d’évolution de la technique; remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux; planifier la prévention en visant un ensemble cohérent qui intègre dans la prévention la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’influence des facteurs ambiants au travail; prendre des mesures de protection collective par priorité à des mesures de protection individuelle; donner les instructions appropriées aux personnes concernées.

Art. 1.12.

Obligations diverses du responsable.

(1.12.01)

Le responsable doit prendre les mesures nécessaires pour la protection de la sécurité et de la santé des personnes dont il répond, y compris les activités de prévention des risques professionnels, d’information et de formation ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens nécessaires.

Il doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

(1.12.02)

Le responsable doit également sans préjudice des autres dispositions du présent règlement:

prendre, en matière de premiers secours, de lutte contre l’incendie et d’évacuation des personnes, les mesures nécessaires, adaptées à la nature des activités et à la taille de l’établissement, et compte tenu d’autres personnes présentes; organiser des relations nécessaires avec des services extérieurs, notamment en matière de premiers secours, d’assistance médicale d’urgence, de sauvetage et de lutte contre l’incendie.

(1.12.03)

En application du paragraphe précédent, le responsable doit notamment désigner, pour les premiers secours, pour la lutte contre l’incendie et pour l’évacuation des personnes, les membres du personnel chargés de mettre en pratique ces mesures.

Ces personnes faisant partie de l’équipe de sécurité au sens de l’article 1.22. ci-après doivent être formées, être en nombre suffisant et disposer de matériel adéquat, en tenant compte de la taille et/ou des risques spécifiques de l’établissement.

(1.12.04)

Le responsable doit en plus:

informer le plus tôt possible toutes les personnes qui sont ou qui peuvent être exposées à un risque de danger grave et immédiat sur ce risque et sur les dispositions prises ou à prendre en matière de protection; prendre des mesures et donner les instructions pour permettre aux personnes concernées, en cas de danger grave, immédiat et qui ne peut être évité, d’arrêter leur activité et/ou de se mettre en sécurité en quittant immédiatement le lieu de travail ou de séjour; sauf exception dûment motivée, s’abstenir de demander aux personnes concernées de reprendre leur activité dans une situation où persiste un danger grave et immédiat.

(1.12.05)

Un membre du personnel qui, en cas de danger grave, immédiat et qui ne peut être évité, s’éloigne de son poste de travail et/ou d’une zone dangereuse ne peut en subir aucun préjudice et doit être protégé contre toutes conséquences dommageables et injustifiées.

(1.12.06)

Le responsable fait en sorte que tout membre du personnel placé sous son autorité, en cas de danger grave et immédiat pour sa propre sécurité et/ou celle d’autres personnes, puisse, en cas d’impossibilité de contacter le supérieur hiérarchique compétent et en tenant compte de ses connaissances et moyens techniques, prendre les mesures appropriées pour éviter les conséquences d’un tel danger.

Son action n’entraîne pour lui aucun préjudice, à moins qu’il n’ait agi de manière inconsidérée ou qu’il ait commis une négligence lourde.

Art. 1.13.

Evaluation des risques.

(1.13.01)

Sans préjudice des dispositions de la loi et des autres prescriptions du présent règlement, le responsable doit:

disposer d’une évaluation des risques pour la sécurité et la santé au travail, y compris ceux concernant les groupes de personnes à risques particuliers; déterminer les mesures de protection à prendre et, si nécessaire, le matériel de protection à utiliser; tenir une liste des accidents de travail ayant entraîné pour le blessé une incapacité de travail supérieure à trois jours de travail; établir, conformément aux dispositions de l’article 1.9. ci-dessus, des rapports concernant les accidents de travail dont ont été victimes les personnes dont il répond en ce qui concerne la sécurité.

(1.13.02)

Le responsable doit tenir un registre de sécurité local aux termes de l’article 1.24. ci-après, y verser entre autres les pièces et documents spécifiés au paragraphe précédent et soumettre ceux-ci à l’inspecteur sur demande.

(1.13.03)

Sans préjudice des dispositions de la loi et des autres dispositions du présent règlement, le responsable doit en plus, compte tenu de la nature des activités de l’établissement:

évaluer les risques pour la sécurité et la santé des personnes concernées, y compris dans le choix des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques et dans l’aménagement des lieux de travail. A la suite de cette évaluation, et en tant que de besoin, les activités de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production mises en œuvre doivent: garantir un meilleur niveau de protection de la sécurité et de la santé des personnes; être intégrées dans l’ensemble des activités de l’établissement et à tous les niveaux de l’encadrement;

lorsqu’il confie des tâches à un membre du personnel, prendre en considération les capacités de celui-ci en matière de sécurité et de santé; faire en sorte que la planification et l’introduction de nouvelles technologies fassent l’objet de consultations avec les personnes concernées ou avec leurs représentants dans l’établissement, notamment au sein du comité local prévu à l’article 1.18. ci-après, en ce qui concerne les conséquences sur la sécurité et la santé des personnes, liées au choix des équipements, à l’aménagement des conditions de travail et à l’impact des facteurs ambiants au travail; prendre les mesures appropriées pour que seules les personnes qui ont reçu des instructions adéquates puissent accéder aux zones de risque grave et spécifique.

(1.13.04)

Sans préjudice des autres dispositions du présent règlement, lorsque, dans un même lieu de travail, les travailleurs de plusieurs entreprises sont présents, les responsables doivent coopérer à la mise en œuvre des dispositions relatives à la sécurité, à l’hygiène et à la santé et, compte tenu de la nature des activités, coordonner leurs activités en vue de la protection et de la prévention des risques professionnels, s’informer mutuellement de ces risques et en informer respectivement leurs travailleurs et/ou leurs représentants.

(1.13.05)

L’évaluation des risques précitée doit tenir compte des dangers affectant spécifiquement les groupes à risques particulièrement sensibles, dont notamment les personnes handicapées, les élèves, apprentis et jeunes travailleurs de même que les travailleuses enceintes et les mères accouchées ou allaitantes.

(1.13.06)

Si un risque est constaté, le responsable prend, sans préjudice du respect strict des autres lois et règlements spécifiques régissant la matière, les mesures qui s’imposent en vue de l’évitement de ce risque dans la mesure du possible.

Ces mesures sont dans l’ordre notamment:

l’aménagement provisoire de conditions et/ou de temps de travail spécifiques; le changement de poste; la dispense; l’interdiction d’activités, notamment l’exposition à des agents nocifs.

(1.13.07)

Les mesures concernant la sécurité, l’hygiène et la santé au travail ne doivent en aucun cas entraîner des charges financières pour les membres du personnel.

Art. 1.14.

Service local de sécurité, Délégué à la sécurité.

(1.14.01)

Le délégué désigné au sens de l’article 9 de la loi pour s’occuper des activités de protection et des activités de prévention des risques de l’établissement dirige le service local de sécurité.

En présence de plusieurs délégués dans un même établissement ou en cas de cohabitation de plusieurs établissements il peut être attribué le titre et la charge de délégué-dirigeant. Fait partie en plus du service local de sécurité en particulier l’équipe de sécurité au sens de l’article 1.22. ci-après.

(1.14.02)

Les délégués doivent participer aux formations et aux formations continues organisées par l’inspecteur à leur intention.

Leur inscription dans le registre national prévu à l’article 15 de la loi et la collaboration de l’inspecteur avec le délégué au sens du présent règlement et en particulier au sens de l’article 1.15. ci-après sont subordonnées aux certificats délivrés par le service à l’issue de ces formations et formations continues.

(1.14.03)

En présence d’effectifs ne dépassant pas 30 unités, le responsable peut assumer lui-même les fonctions du délégué, étant entendu que toutes les charges, attributions, missions et obligations afférentes lui incombent alors entièrement et de plein droit, et qu’il doit se prévaloir de la formation de base et de la formation continue imposées aux délégués mêmes.

(1.14.04)

Le responsable peut charger son délégué de toutes les charges qui lui incombent en matière de sécurité, en rapport avec notamment:

la direction du service local de sécurité; la collecte, le recensement et la sélection des doléances, manquements ou insuffisances en matière de sécurité, leur transmission aux personnes concernées et la surveillance de leur élimination; des visites de sécurité régulières et la consultation du personnel; la formation et la formation continue du personnel; la gestion du registre de sécurité et la surveillance de la tenue des livres d’entretien; la gestion de la liste des priorités et urgences; l’élaboration, la tenue à jour, l’affichage et la communication des plans d’alerte, d’alarme, d’intervention et d’évacuation; la préparation, l’organisation, la direction et l’appréciation des exercices et essais réglementaires; les relations avec l’inspecteur; l’organisation, la coordination et la gestion des interventions des hommes de l’art en ce qui concerne notamment les installations techniques dangereuses et les installations techniques de sécurité; la surveillance du respect des contrats d’entretien, de maintenance et de contrôle réglementaires; la surveillance générale du respect des présentes prescriptions, y compris à l’occasion de constructions nouvelles, de fournitures de tous genres et de réaménagements ou réaffectations importants; la guidance, la formation et l’entraînement des équipes de sécurité; le secrétariat du comité local; le registre sur les accidents et incidents; les enquêtes sur les accidents et incidents.

(1.14.05)

Le responsable doit investir le délégué d’une autorité et de compétences à la mesure de ses charges et notamment:

lui conférer les décharges et/ou indemnités réglementaires; mettre à sa disposition les informations, le matériel et les moyens budgétaires nécessaires; pourvoir à sa formation et à sa formation continue; prendre en charge ses frais de déplacement et autres en rapport avec l’exercice de son mandat; faire connaître son identité et ses principales missions à tous les membres du personnel; le faire participer aux visites de l’inspecteur; requérir son avis sur les projets d’aménagement, de construction et d’équipement, sur les propositions de règles et de consignes intéressant la sécurité de même que sur les répartitions budgétaires influant sur la sécurité.

Art. 1.15.

Collaboration de l’inspecteur avec le délégué.

(1.15.01)

Sans préjudice des obligations d’information, de formation, de consultation, d’appui et autres de soutien incombant à l’inspecteur à l’égard du délégué en vertu de la loi, et sans préjudice des charges et attributions que lui a imposées le responsable, le délégué au sens de l’article ci-dessus peut être sollicité par l’inspecteur en ce qui concerne notamment:

l’examen préalable de projets et la réception de sécurité de travaux et de fournitures au sens de l’article 16 de la loi et au sens de l’article 1.7. du présent règlement; la surveillance de l’exécution et de la mise en service conformes des travaux et fournitures précités; les expertises, contrôles et l’homologation au sens de l’article 13 de la loi et au sens des articles 1.7. et 1.8. du présent règlement; les avis à l’occasion de procédures d’exceptions ou de dispenses au sens des articles 1.4. et 1.5. ci-dessus.

(1.15.02)

L’inspecteur peut baser ses propres rapports sur les positions exprimées par les délégués concernés, voire, dans les cas d’établissements, d’aménagements, d’installations et d’équipements qui ne présentent pas de risques accrus, assimiler les rapports des délégués concernés aux siens et les classer et diffuser comme prévu par la loi.

Art. 1.16.

Interventions des experts et organismes agréés.

(1.16.01)

Si les compétences dans l’établissement sont insuffisantes pour organiser les activités de protection et de prévention prévues par la loi et le présent règlement, le responsable doit faire appel ou doit veiller à ce qu’il soit fait appel à des compétences (personnes ou services) extérieures à l’établissement, en l’occurrence à l’inspecteur et/ou aux experts et organismes agréés.

(1.16.02)

Au cas où il est fait appel à un expert agréé ou à un organisme agréé, ceux-ci doivent être informés par le responsable des facteurs connus ou suspectés d’avoir des effets sur la sécurité et la santé des travailleurs. Ils doivent avoir accès au registre de sécurité local, aux livres d’entretien, à la liste des priorités et urgences et à tous les autres documents et informations ayant trait aux dispositions du présent règlement ou à d’autres prescriptions relevant notamment de la liste spéciale des textes applicables spécifiée à l’article 17 de la loi et au paragraphe (1.3.01) ci-dessus.

(1.16.03)

Les experts et organismes agréés sont approuvés et révoqués par le ministre sur proposition de l’inspecteur. Il est évalué en la matière notamment les aptitudes, moyens, qualifications, effectifs, disponibilités et autres capacités, en tenant compte du volume des prestations à fournir de même que des risques en présence.

(1.16.04)

Sans préjudice de leur liberté d’action et d’intervention sur le marché général des prestataires de services, au même titre que toutes les autres personnes, firmes ou institutions effectuant des contrôles, des expertises, des avis et d’autres prises de position sans disposer d’un agrément spécial ad hoc, les interventions des experts et organismes agréés au sens des prescriptions afférentes des articles 8, 9, 10, 13, 15 et 16 de la loi doivent être caractérisées notamment par les modalités suivantes:

Les intéressés ne peuvent être ni le concepteur, ni le constructeur, ni le fournisseur, ni l’installateur des installations, aménagements et équipements qu’ils contrôlent, ni le mandataire de l’une de ces personnes. Ils ne peuvent pas intervenir ni directement ni comme mandataires dans leur conception, leur construction, leur commercialisation ou leur entretien; Ils doivent exécuter les opérations de vérification avec la plus grande intégrité professionnelle et la plus grande compétence technique et doivent être libres de toutes les pressions et incitations, notamment d’ordre financier, pouvant influencer leur jugement ou les résultats de leur contrôle, en particulier de celles émanant de personnes ou de groupements de personnes intéressés par les résultats des vérifications. Les experts agréés de même que les inspecteurs et autres intervenants des organismes agréés, qui effectuent les visites, contrôles et vérifications, qui rédigent les rapports et qui les signent, doivent respecter scrupuleusement les dispositions de la loi et du présent règlement, se conformer aux instructions de l’inspecteur et participer régulièrement aux briefings ad hoc organisés par lui suivant les dispositions des paragraphes (1.16.10) à (1.16.12) ci-après. Les missions des experts et organismes agréés doivent être clairement formulées, spécifiées et limitées au sens des paragraphes (1.16.01) et (1.16.02) ci-dessus par le responsable ou le délégué. Les précisions afférentes sont à faire figurer dans les rapports. Les rapports doivent être approuvés et visés par l’inspecteur avant leur diffusion et avant leur intégration au relevé national au sens de l’article 15 de la loi et au registre de sécurité local au sens de l’article 1.24. du présent règlement.

(1.16.05)

Les experts et organismes agréés ne peuvent pas sous-traiter des missions sans disposer d’une autorisation ad hoc préalable concertée de l’inspecteur et du responsable ou de son délégué.

(1.16.06)

Chaque examen, expertise, réception et contrôle périodique doit faire l’objet d’un rapport à dresser et à diffuser par l’expert ou l’organisme agréé concerné dans les conditions spécifiées au présent article.

Chaque rapport doit renfermer des conclusions précises permettant à toute personne et même à un non-initié de se rendre compte du degré de sécurité de son installation, de son équipement ou de son établissement, ainsi que de connaître sans équivoque les mesures à prendre en vu de se conformer aux conditions légales imposées dans l’intérêt de la sécurité et de l’hygiène.

(1.16.07)

Chaque intervention doit obligatoirement comprendre aussi notamment:

les essais et épreuves prévus par les prescriptions légales, les règles de l’art et le mode d’emploi; la vérification des certificats de conformité, des notices d’instruction, des fiches techniques et des autres données utiles accompagnant les fournitures de machines, de substances, de produits et d’équipements; la vérification et la mise au point du registre de sécurité local.

L’expert ou l’organisme agréé doit faire mention de ces prestations dans son rapport.

(1.16.08)

Au cas où l’expert agréé ou l’agent de contrôle délégué par l’organisme agréé constate un défaut ou une situation pouvant présenter des dangers pour les personnes, il doit en informer immédiatement le responsable par le moyen de communication le plus direct et le plus rapide possible, sans préjudice du rapport écrit ultérieur.

L’agent concerné doit dans un pareil cas en plus indiquer les mesures à prendre immédiatement et il doit s’assurer qu’il y est obtempéré et que les risques inacceptables ont été éliminés. A défaut il doit en informer l’inspecteur sans délai.

(1.16.09)

Les experts et organismes agréés veilleront à la sécurité des personnes, telle qu’elle est prévue par la loi et le présent règlement. Ils accepteront les conditions et solutions suffisantes à cet égard compte tenu aussi des conditions de fonctionnement et d’organisation ultérieures. Ils refuseront les mesures et moyens aux performances exagérées dans la mesure où leur fiabilité ultérieure peut être compromise et où les résultats visés peuvent être manqués.

(1.16.10)

L’inspecteur réunit périodiquement les experts agréés et les agents, contrôleurs, inspecteurs et autres intervenants des organismes agréés en vue notamment:

de les informer sur les lois, règlements, directives, normes et autres règles à appliquer, ou de les faire informer par des personnes, administrations ou services compétents en les matières; de convenir avec eux des modalités pratiques de leurs interventions, de leur prise de contact avec les responsables et les délégués de même que de la rédaction et de la présentation de leurs rapports.

(1.16.11)

L’inspecteur tient une liste des experts agréés et des agents et inspecteurs des organismes agréés ayant participé avec succès aux briefings définis au paragraphe précédent, y compris leurs spécialités respectives. Il communique cette liste aux responsables et aux délégués.

(1.16.12)

Les coûts résultant de ces briefings de l’inspecteur pour les experts et organismes agréés mêmes sont à leur propre charge. Les réunions ont lieu pendant les heures de travail normal et ne peuvent pas excéder une durée de 2x4 heures par an.

(1.16.13)

L’expert ou l’organisme agréé doit informer au préalable de sa visite le responsable ou le délégué, afin que ce dernier puisse notamment:

assister aux examens, visites et essais et assumer ses charges afférentes d’organisation, de coordination et de gestion, conformément aux dispositions de l’article 9, 4e alinéa, de la loi et à celles des paragraphes (1.14.10), (1.16.02) et (1.16.04) ci-dessus; compléter, mettre à jour et présenter le registre de sécurité local et les livres d’entretien; établir les «permis de feu» et les autres autorisations éventuellement requises; assurer l’accès à tous les équipements, tableaux, salles, machines et installations; mettre en œuvre les moyens nécessaires en vue des essais prescrits; avertir et convoquer les personnes, institutions et entreprises dont le concours est éventuellement requis; veiller à des mesures de sécurité de rechange éventuellement indiquées ou nécessaires; être informé tout de suite des résultats, notamment en cas de découverte d’un risque inacceptable.

L’expert ou l’agent de l’organisme agréé confirme dans son rapport l’assistance et le concours du délégué au sens du présent paragraphe.

Art. 1.17.

Collaboration de l’inspecteur avec des personnes et services compétents extérieurs.

(1.17.01)

Conformément aux dispositions de l’article 16, dernier alinéa, de la loi, l’inspecteur est à la disposition de l’administration des bâtiments publics, de la commission des loyers, du comité d’acquisition, du ministère de l’intérieur et des commissaires de district, des services communaux compétents ainsi que de tous les autres maîtres d’ouvrages planifiant, construisant, achetant, louant, transformant et mettant en service des bâtiments assujettis à la loi.

(1.17.02)

Il adresse ses rapports respectivement d’examen préalable et de réception conformément aux dispositions de la loi aux ministres compétents et aux personnes ayant sollicité son intervention, y compris le cas échéant, aux futurs exploitants, qu’il associe à ses interventions et actions au sens des dispositions afférentes des articles 8 et 9 de la loi, dans tous les cas où les identités des futurs responsables et délégués sont connues.

(1.17.03)

En cas d’objets à traiter confidentiellement, les personnes compétentes en font mention à l’inspecteur qui s’abstient alors de diffuser son rapport et qui ajourne le classement afférent dans les dossiers officiels jusqu’après la conclusion des marchés et contrats envisagés.

Art. 1.18.

Consultation et participation du personnel, Comité local de sécurité.

(1.18.01)

Les responsables consultent les membres du personnel et/ou leurs représentants et permettent leur participation dans le cadre de toutes les questions touchant à la sécurité et à la santé du travail.

Cela implique:

la consultation des membres du personnel; le droit des membres du personnel et/ou de leurs représentants dans l’établissement de faire des propositions; la participation équilibrée conformément aux dispositions de la loi et à celles du présent règlement.

(1.18.02)

Aux fins de la consultation et de la participation précitées le responsable prend les mesures appropriées en vue de la création et du fonctionnement d’un comité local de sécurité au sens de l’article 10, paragraphe 1 de la loi.

Dans des cas spéciaux, dans des établissements de plus grande taille, en cas de cohabitation et en présence d’activités diversifiées notamment, il peut être institué plusieurs comités.

(1.18.03)

Le comité est consulté au préalable et en temps utile par le responsable sur:

toute action qui peut avoir des effets substantiels sur la sécurité et la protection de la santé; la désignation des délégués à la sécurité et des membres des équipes de sécurité, ainsi que sur les activités de protection et les activités de prévention à mettre en œuvre au sens du présent règlement; l’évaluation des risques, les mesures de protection, la liste des accidents et les rapports concernant ces accidents aux sens des spécifications afférentes de l’article 7 de la loi, de même que sur l’information du personnel au sens de l’article 1.19. ci-après; l’appel, prévu aux paragraphes (1.16.01) et (1.16.02) ci-dessus, le cas échéant, à des compétences (personnes ou services) extérieures à l’établissement; la conception et l’organisation de la formation du personnel prévues à l’article 1.20. ci-dessous.

(1.18.04)

Les membres du personnel et les autres personnes concernées doivent être appelés à désigner eux-mêmes leurs représentants au comité local. Le responsable veille à une composition paritaire et à un règlement interne garantissant un droit de cogestion équilibré. Il veille de même à une représentation équitable de tous les groupes de personnel.

(1.18.05)

Le bureau du comité local se compose dans tous les cas au moins du responsable ou de son représentant ainsi que du délégué, qui assument les fonctions respectivement de président et de secrétaire.

(1.18.06)

Dans les écoles, les élèves sont représentés par les associations de parents d’élèves reconnues de même que, le cas échéant, à partir de l’âge de la fin de la scolarité obligatoire, par des associations d’élèves reconnues.

(1.18.07)

Les charges du comité local peuvent être assumées, par un autre organe consultatif institué, à savoir notamment la Représentation du personnel, la Délégation du personnel, la Commission Scolaire et le Conseil d’Education, à condition que la participation équilibrée soit garantie et que le délégué soit coopté en vue des délibérations intéressant la sécurité.

(1.18.08)

Sans préjudice de ses droits de consultation spécifiés au paragraphe (1.18.03) ci-dessus, le comité local peut se charger de missions en rapport avec notamment:

la surveillance générale des dispositions légales et réglementaires en vigueur; le dépouillement des déclarations d’accidents et des rapports d’enquêtes ainsi que l’élaboration des conclusions à tirer de ces rapports; le soutien du responsable, du délégué et des membres de l’équipe de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions; le dépouillement des doléances et réclamations, leur évaluation et leur reprise dans la liste des priorités et urgences; l’avis sur la liste des priorités et urgences; l’avis sur les propositions budgétaires intéressant la sécurité.

(1.18.09)

Le comité local a droit à au moins une visite annuelle des bâtiments, alentours, aménagements et autres équipements, en compagnie du responsable ou de son représentant de même qu’en compagnie du délégué, dans la limite des compétences, autorisations et moyens légaux dont sont investis ces derniers.

(1.18.10)

Le comité local élabore lui-même son règlement d’organisation interne qui entre en vigueur dès son approbation par le responsable et qui règle sur la base de la loi et des dispositions du présent règlement, et sa composition et son fonctionnement.

En cas de contestation, l’inspecteur, et, en dernière instance, le ministre, peuvent être appelés à concourir à la mise au point et à l’approbation du règlement d’organisation interne du comité local.

(1.18.11)

Le comité local se réunit au moins deux fois et au plus quatre fois par an sur convocation écrite du responsable. Une visite éventuelle aux termes du paragraphe (1.18.09) ci-dessus compte comme réunion.

(1.18.12)

Une réunion du comité local ne peut durer plus de deux heures. Les membres sont dispensés de leur service purement et simplement et leurs frais éventuels sont remboursés par le biais des moyens budgétaires de l’établissement.

(1.18.13)

Le délégué prépare les ordres du jour et dresse les procès-verbaux, d’un commun accord avec le responsable.

L’ordre du jour est approuvé et mis au point en début de chaque séance et le procès-verbal est approuvé au cours de la réunion suivante.

Les procès-verbaux sont intégrés au registre de sécurité local.

Art. 1.19.

Information du personnel.

(1.19.01)

Le responsable prend les mesures appropriées pour que les membres du personnel et/ou leurs représentants dans l’établissement reçoivent, tout en tenant compte en particulier de la taille de l’établissement, toutes les informations nécessaires concernant:

les risques pour la sécurité et la santé ainsi que les mesures et activités de protection et de prévention concernant tant l’établissement en général que chaque type de poste de travail et/ou de fonction; les mesures prises conformément aux dispositions du présent règlement et en particulier aux dispositions matérielles/techniques et d’organisation en rapport avec les premiers secours, la lutte contre l’incendie et l’évacuation rapide, facile et sûre des personnes en cas de danger.

(1.19.02)

Le responsable prend les mesures appropriées pour que les employeurs des travailleurs des entreprises et/ou établissements extérieurs intervenant dans son établissement reçoivent, conformément aux législations et/ou pratiques nationales en vigueur, des informations adéquates concernant les points visés au paragraphe précédent points a) et b), destinés aux travailleurs en question.

(1.19.03)

Le responsable prend les mesures appropriées pour que les délégués à la sécurité, les membres des comités locaux de sécurité et les membres des équipes de sécurité, aient accès, pour l’accomplissement de leur fonction et conformément aux besoins spécifiques de l’établissement:

à l’évaluation des risques et aux mesures de protection à mettre en œuvre par le responsable au sens de l’article 7 de la loi ainsi qu’au sens des articles 1.11. 1.12. et 1.13. du présent règlement; à la liste des accidents et aux rapports sur ces accidents à tenir et à établir au sens de l’article 7 de la loi et au sens de l’article 1.13. du présent règlement; à l’information provenant tant des activités de protection et de prévention que des services de l’inspecteur et des experts et organismes agréés.

(1.19.04)

Le responsable doit:

informer le plus tôt possible tous les membres du personnel et toutes les autres personnes qui sont ou qui peuvent être exposées à un risque de danger grave et immédiat sur ce risque et sur les dispositions prises ou à prendre en matière de protection; prendre des mesures et donner des instructions pour permettre aux membres du personnel et à toutes les autres personnes éventuellement exposées, en cas de danger grave, immédiat et qui ne peut être évité, d’arrêter leur activité et/ou de se mettre en sécurité en quittant immédiatement le lieu de travail; sauf exception dûment motivée, s’abstenir de demander aux membres du personnel et à toutes les autres personnes éventuellement exposées, de reprendre leur activité dans une situation où persiste un danger grave et immédiat.

Art. 1.20.

Formation du personnel.

(1.20.01)

Le responsable doit assurer que chaque membre du personnel reçoit une formation à la fois suffisante et adéquate à la sécurité et à la santé, notamment sous forme d’informations et d’instructions, à l’occasion:

de son engagement; d’une mutation ou d’un changement de fonction; de l’introduction ou d’un changement d’un équipement de travail; de l’introduction d’une nouvelle technologie;

et spécifiquement axée sur son poste de travail ou sa fonction.

Cette formation doit:

être adaptée à l’évolution des risques et à l’apparition de risques nouveaux;

et

être répétée périodiquement si nécessaires.

(1.20.02)

Le responsable doit s’assurer que les membres du personnel des entreprises et/ou établissements extérieurs intervenant dans son établissement ont bien reçu des instructions appropriées en ce qui concerne les risques pour la sécurité et la santé pendant leur activité dans son établissement.

(1.20.03)

Les représentants du personnel dans l’établissement, ayant une fonction spécifique dans la protection de la sécurité et de la santé des travailleurs et en l’occurrence les membres des comités locaux de sécurité et les membres des équipes de sécurité, ont droit à une formation appropriée.

(1.20.04)

La formation prévue aux paragraphes (1.20.01) et (1.20.03) ne peut être mise à la charge des membres du personnel ou de leurs représentants dans l’établissement.

La formation prévue au paragraphe (1.20.01) doit se passer durant le temps de travail.

La formation prévue au paragraphe (1.20.03) doit se passer durant le temps de travail, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur de l’établissement.

Art. 1.21.

Obligations du personnel.

(1.21.01)

Il incombe à chaque membre du personnel de prendre soin, selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail, conformément à sa formation et aux instructions du responsable.

(1.21.02)

Afin de réaliser ces objectifs, les membres du personnel doivent en particulier, conformément à leur formation et aux instructions du responsable notamment:

utiliser correctement les machines, appareils, outils, substances dangereuses, équipements de transport et autres moyens; utiliser correctement l’équipement de protection individuelle mis à leur disposition et, après utilisation, le ranger à sa place; ne pas mettre hors service, changer ou déplacer arbitrairement les dispositifs de sécurité propres notamment aux machines, appareils, outils, installations et bâtiments, et utiliser de tels dispositifs de sécurité correctement; signaler immédiatement, au responsable, au délégué ou à une autre personne prédésignée à cette fin, toute situation de travail dont ils ont un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et immédiat pour la sécurité et la santé ainsi que toute défectuosité constatée dans les systèmes de protection; concourir, avec le responsable, avec le délégué et avec les autres personnes prédésignées à cette fin, aussi longtemps que nécessaire, pour permettre l’accomplissement de toutes les tâches ou exigences imposées par le présent règlement et par les règles de l’art afin de protéger la sécurité et la santé des travailleurs au travail; concourir, avec le responsable, avec le délégué et avec les autres personnes prédésignées à cette fin, aussi longtemps que nécessaire, pour permettre au responsable d’assurer que le milieu et les conditions de travail sont sûrs et sans risques pour la sécurité et la santé à l’intérieur de leur champ d’activité.

Art. 1.22.

Equipe de sécurité.

(1.22.01)

Etant entendu qu’une formation spéciale en matière de sécurité et de secours ne peut être attendue dans tous les cas de tous les membres du personnel, il est créé des équipes de sécurité, au sens de l’article 10, paragraphe 2, de la loi, dont les membres jouissent de certaines connaissances et facultés de même que d’un certain entraînement en matière de sécurité, et qui collaborent notamment:

à la surveillance générale des bâtiments et équipements, à la découverte et la dénonciation des risques de même qu’à la signalisation immédiate des dangers au sens notamment du paragraphe (1.21.02), alinéa d) ci-dessus; à la découverte rapide de défaillances ou de mauvais fonctionnements; à la reconnaissance nécessaire en cas d’alerte ou de dérangement; à la direction et à la surveillance des opérations d’évacuation des personnes en cas de besoin; aux interventions locales élémentaires de premiers secours, de lutte contre l’incendie, de sauvetage et d’évacuation des personnes, notamment au sens du paragraphe (1.21.02), alinéas e) et f) ci-dessus.

(1.22.02)

La création d’une équipe de sécurité est décidée par le responsable sur proposition du délégué et sur avis du comité local de sécurité.

Elle est obligatoire à partir du moment où, dans l’hypothèse de la défaillance totale des moyens techniques d’alarme et de secours, l’évacuation générale ne serait plus possible rapidement et efficacement sur simple appel vocal et sous la direction d’un seul opérateur.

Les situations de doute ou d’incertitude sont à faire trancher par l’inspecteur.

(1.22.03)

Le responsable veille, le cas échéant en collaboration avec l’inspecteur, à une formation appropriée des membres de l’équipe de sécurité.

Cette formation doit avoir lieu durant le temps de travail, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur de l’établissement et elle ne doit pas occasionner des frais ou entraîner un quelconque préjudice pour les intéressés.

(1.22.04)

Le responsable veille également à ce que les membres de l’équipe de sécurité soient en nombre suffisant et qu’ils disposent de matériel adéquat, approprié à la taille de l’établissement et aux risques spécifiques en présence.

(1.22.05)

Le responsable doit veiller à une composition appropriée de l’équipe de sécurité notamment par rapport à la répartition des personnes sur les différents bâtiments, étages, compartiments et lieux de travail et/ou de séjour, de même que par rapport aux risques en présence.

(1.22.06)

Le responsable peut imposer la participation à l’équipe de sécurité et il sollicitera e.a. en particulier les représentants syndicaux ayant une fonction spécifique en matière de sécurité, les concierges, les surveillants, le personnel assurant la maintenance préventive de même que les membres du personnel ayant à charge la surveillance et/ou la gestion des ateliers, laboratoires ou cuisines, des dépôts et magasins, des installations et équipements dangereux ainsi que d’autres activités ou équipements comportant des risques accrus spécifiques.

(1.22.07)

L’obligation de participer aux activités de l’équipe de sécurité est retenue en particulier, sauf dispense expresse accordée par le responsable, à l’égard de tous les membres du personnel notamment:

des établissements à séjour permanent et nocturne, tels que les établissements de soins et les internats de même que tous les établissements pour personnes présentant des déficiences physiques ou mentales; des écoles et de tous les autres établissements gardant des enfants.

(1.22.08)

A l’occasion du fonctionnement journalier normal de l’établissement, les membres de l’équipe de sécurité peuvent être chargés en accord avec le délégué et sous sa direction notamment:

de la surveillance générale des moyens et mesures de sécurité, de même que de la constatation des comportements éventuellement dangereux; de la dénonciation des risques, dangers, défaillances et dérangements; du contrôle courant des dispositifs, affichages, signalisations et autres moyens de sécurité et de secours; des premiers secours et d’autres gestes et interventions élémentaires.

(1.22.09)

En cas d’alerte, les membres de l’équipe de sécurité peuvent, en accord avec le délégué et sous sa direction, notamment:

être à l’écoute d’une alerte locale; effectuer la reconnaissance des lieux sur propre initiative ou à la demande du préposé à l’alerte; concourir à la découverte d’un éventuel dérangement, d’objets suspects et d’autres causes de déclenchement d’une alerte; transmettre une alerte; déclencher éventuellement l’alarme générale ou l’alarme partielle; procéder à une intervention locale simple; avertir les personnes le cas échéant; ordonner, diriger et surveiller une éventuelle évacuation partielle.

(1.22.10)

En cas d’alarme et d’évacuation, les membres de l’équipe de sécurité concourent en conformité à leur formation et suivant les besoins, notamment:

à la direction des opérations d’évacuation; au rappel des consignes nécessaires relatives notamment aux voies à emprunter, aux ascenseurs et autres moyens à éviter de même qu’aux points de rassemblement à gagner; à l’aide à conférer au public et aux étrangers des lieux; au transport et au déplacement de malades, de handicapés et d’autres personnes incapables de se sauver elles-mêmes; au contrôle des lieux et à l’alerte des personnes temporairement absentes; à l’accomplissement de gestes utiles tels que débranchement du gaz, fermeture des coffres-forts, interruption de l’électricité et mise hors service d’autres sources d’énergie; à des attitudes et comportements adéquats en cas d’actes d’agression ou de malveillance; aux interventions primaires simples; à l’information du délégué, du responsable, du préposé aux opérations et des services de secours extérieurs; à l’appel nominal et au recensement des présences; à l’encadrement des évacués à l’extérieur et à leur transfert éventuel vers un lieu de rassemblement extérieur.

Art. 1.23.

Livres d’entretien.

(1.23.01)

Au sujet de chaque installation technique dangereuse, de chaque machine importante, de chaque appareil dangereux et de chaque installation technique de sécurité, il doit être tenu un livre d’entretien qui doit renseigner notamment sur:

les plans d’installation, les modes d’emploi, les modes d’entretien, les notices d’instruction, les contrats de maintenance, les contrats de contrôle et toutes les données initiales requises en vue de l’utilisation correcte de l’équipement concerné, en vue de son bon fonctionnement et de sa fiabilité, de même qu’en vue des interventions techniques ultérieures requises; les fiches de travail renseignant notamment sur l’entretien et la maintenance mis en œuvre, sur les pièces échangées et sur les transformations effectuées; les certificats de conformité, de réception ou autres d’épreuves de même que les rapports de contrôles et d’essais effectués, le cas échéant, par les experts ou organismes agréés, les indications statistiques éventuelles sur notamment la fiabilité ou le dysfonctionnement des installations de sécurité de même que sur les dérangements ou les mauvais fonctionnements des installations dangereuses.

(1.23.02)

Chaque intervention au sens du paragraphe précédent doit entraîner une inscription dans le livre d’entretien afférent et/ou le classement d’un document dans une rubrique de classement afférente. Cette opération est à effectuer, soit par le responsable ou le délégué, soit, sous leur surveillance, par un membre prédésigné de l’équipe de sécurité.

En présence d’un contrat d’entretien et de maintenance préventive avec une entreprise spécialisée, celle-ci doit être obligée par contrat à effectuer les opérations prédésignées et à en rendre compte au responsable ou au délégué.

(1.23.03)

En cas de contrôles, d’expertises, d’essais ou d’autres interventions de la part d’experts ou d’organismes agréés, ces derniers doivent vérifier et approuver en même temps les livres d’entretien en question et en faire mention dans leurs rapports.

Art. 1.24.

Registre de sécurité local.

(1.24.01)

Le registre de sécurité local est l’ensemble des documents, plans, notices, fiches, modes, certificats, contrats, rapports, évaluations, appréciations de même que de toutes les autres pièces, notes, informations et données renseignant sur l’état de sécurité d’un établissement de même que sur les mesures et moyens de protection et de prévention mis en œuvre.

(1.24.02)

Chaque établissement doit tenir un pareil registre et soumettre celui-ci au contrôle de l’inspecteur sur demande.

(1.24.03)

Le registre de sécurité local comprend trois parties, à savoir notamment:

le registre de sécurité de base; les livres d’entretien; le registre de sécurité proprement dit.

(1.24.04)

Le registre de sécurité de base comprend notamment:

les rapports et certificats d’examen de sécurité préalable de même que les plans et schémas mis à jour à la suite des travaux, en ce qui concerne notamment les bâtiments et aménagements; les modes d’emploi, les modes de maintenance et d’entretien de même que les notices d’instruction en ce qui concerne les machines, les appareils dangereux et les installations et équipements techniques dangereux et de sécurité; les certificats de conformité aux normes appliquées des structures portantes, des éléments de construction, des aménagements intérieurs, des matériaux et de tous les autres équipements, machines, appareils et matériel; les certificats de salubrité, d’inoffensivité, de résistance mécanique, de comportement au feu et d’efficacité dans le temps des matériaux synthétiques, imprégnations, revêtements et autres produits et substances; les fiches techniques en ce qui concerne les substances, préparations et produits dangereux; les rapports et certificats de réception de sécurité.

(1.24.05)

Les livres d’entretien sont constitués, tenus et contrôlés suivant les spécifications de l’article 1.23. ci-dessus.

(1.24.06)

Le registre de sécurité proprement dit comporte les autres fichiers, dossiers et classements relatifs à la sécurité. Il peut comprendre, selon les cas, les risques en présence et la taille de l’établissement, diverses rubriques concernant notamment:

les renseignements généraux sur l’établissement, ses annexes et ses dépendances, sur l’inventaire de ses équipements et installations de même que sur son organisation interne en matière de sécurité; le classement et l’inventaire des dispositions légales et réglementaires, des instructions ministérielles et des recommandations de l’inspecteur; les visites de l’inspecteur; la nomination, les charges, la formation, les attributions et les prestations du délégué; l’institution, le renouvellement, les travaux et les délibérations du comité local de sécurité; la nomination, la formation, la formation continue, les charges et l’entraînement des membres de l’équipe de sécurité; les statistiques sur les accidents et incidents survenus de même que les enquêtes y relatives éventuelles; les plans et consignes d’alerte, d’alarme et d’évacuation de même que les rapports sur les exercices y relatifs; l’information orale et écrite du personnel et des visiteurs éventuels à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement, de même que les contacts entretenus avec les délégations et représentations du personnel; les visites et rapports du comité local, du responsable, du délégué, d’experts et d’organismes agréés; les procédures, rapports et certificats d’homologation éventuelle; les rubriques spéciales concernant, selon le cas, notamment les extincteurs portatifs d’incendie, le registre des équipements de premiers secours, le registre spécial des substances hautement toxiques et les équipements à radiations ionisantes; la gestion des doléances et réclamations en matière de sécurité; les listes des priorités et urgences.

(1.24.07)

Le registre de sécurité local est accessible sur simple demande orale, adressée au responsable ou au délégué notamment, à tous les membres du personnel intéressés et concernés de même qu’aux membres du comité local de sécurité et de l’équipe de sécurité.

Art. 1.25.

Liste des priorités et urgences.

(1.25.01)

Chaque établissement doit tenir une liste des priorités et urgences suivant les dispositions du présent article et présenter cette liste à l’inspecteur sur demande.

(1.25.02)

La liste des priorités et urgences comporte essentiellement les rubriques que voici:

les mesures architecturales, techniques et matérielles; l’échéancier des interventions techniques; l’échéancier de l’organisation interne; les moyens d’organisation interne.

Elle peut être subdivisée également en fonction des compétences budgétaires respectivement intérieures et extérieures.

(1.25.03)

La liste des priorités et urgences base notamment sur:

les lois, règlements, directives et règles de l’art en vigueur; les rapports de l’inspecteur; les rapports des experts et organismes agréés; les pièces relatives à l’homologation éventuelle; les besoins déterminés au niveau local par le responsable et le délégué en collaboration éventuelle avec notamment le comité local de sécurité, les membres de l’équipe de sécurité et le personnel; les statistiques et les enquêtes sur les accidents et incidents; les doléances et propositions présentées par les personnes concernées.

(1.25.04)

La partie de la liste des priorités et urgences relative aux mesures architecturales, techniques et matérielles comporte l’énumération des travaux, équipements, aménagements et fournitures dont il est besoin en vue d’améliorer ou de maintenir la sécurité passive des bâtiments, des installations et de l’environnement des personnes.

(1.25.05)

L’échéancier des interventions techniques constitue le calendrier des travaux respectivement de surveillance, d’entretien et de contrôle des installations techniques dangereuses et de sécurité de même que des dépôts dangereux, à effectuer, tant par le propre personnel, que par les entreprises extérieures, que encore par les experts ou organismes agréés.

(1.25.06)

L’échéancier de l’organisation interne est établi à titre de mémoire, de planning ou de calendrier des actions, activités et manipulations à prévoir périodiquement au niveau local en fonction des dispositions légales et réglementaires en vigueur de même qu’en fonction des besoins effectifs constatés sur place.

Il peut se rapporter notamment:

aux exercices d’alerte; aux exercices d’alarme et d’évacuation; aux essais périodiques de certains équipements de sécurité; aux réunions et visites du comité local de sécurité; à l’information du personnel; à la formation et l’entraînement de l’équipe de sécurité.

(1.25.07)

Le relevé des moyens d’organisation interne porte sur les travaux, équipements et fournitures qui doivent être envisagés et mis en œuvre en vue d’améliorer ou de maintenir la sécurité active des personnes.

Les différentes positions peuvent avoir trait notamment:

au fonctionnement du service local de sécurité et aux besoins inhérents aux travaux et activités du délégué, du comité local et de l’équipe de sécurité; à l’information et la formation du personnel; à la formation des membres respectivement du comité local de sécurité et de l’équipe de sécurité; à la formation du délégué; à l’élaboration et à la tenue à jour des plans d’alerte, d’alarme, d’intervention et d’évacuation; à l’affichage et à la communication de ces plans d’urgence; aux entraînements y afférents de même qu’à l’organisation et à la surveillance d’exercices; au matériel d’information et aux supports didactiques et audiovisuels; à la signalisation générale des bâtiments, des voies d’évacuation et des équipements de sécurité; à l’emploi et à l’utilisation corrects des équipements de sécurité; aux moyens et procédures de présentation de doléances; aux équipements et moyens de communications; au déroulement de visites et d’inspections de la part notamment du responsable, du délégué et du comité local; aux plans et consignes de surveillance générale des bâtiments; aux plans et consignes de surveillance des élèves dans les écoles, sur le chemin de l’école et à l’occasion d’activités extra- et périscolaires.

(1.25.08)

La liste des priorités et urgences est vérifiée, complétée, corrigée et remaniée annuellement en fonction respectivement des réalisations effectuées et des besoins nouvellement constatés. Elle doit servir à l’occasion des propositions budgétaires ainsi qu’à l’occasion de la répartition des crédits votés.

(1.25.09)

La liste des priorités et urgences est soumise une fois par an au moins à la délibération du comité local de sécurité. Elle est accessible aux membres du personnel et aux autres personnes concernées. Le responsable leur fait tenir des copies sur demande.

Art. 1.26.

Rubrique sécurité des cahiers des charges.

(1.26.01)

A l’occasion de soumissions, de demandes d’offres, d’adjudications, de commandes, de conclusions de contrats d’entretien, de même qu’à l’occasion de toute procédure de conclusions de marchés ou de contrats de prestations de services, le responsable concerné doit veiller à l’application de clauses formelles et spéciales exigeant le respect strict des directives de sécurité de même que des procédures y afférentes en vigueur. Il peut à cette fin faire référence aux dispositions du présent règlement ainsi qu’aux autres prescriptions, règles et normes réunies dans la liste spéciale des textes applicables au sens de l’article 17 de la loi et au sens du paragraphe (1.3.01) du présent règlement.

(1.26.02)

En ce qui concerne les installations techniques et tout particulièrement les installations techniques de sécurité, le responsable doit veiller à ce que les marchés d’installations nouvelles ou d’importantes modifications incluent le cas échéant notamment:

les contrats d’entretien ultérieurs éventuels devant garantir le maintien d’un état de bon fonctionnement et de fiabilité permanent; la fourniture des plans, documents, modes d’emploi, modes d’entretien et de surveillance, les certificats de conformité, les notices d’instruction, les fiches techniques de même que toutes les pièces utiles et nécessaires au bon fonctionnement et à la fiabilité des installations, équipements et produits fournis; la formation du propre personnel de surveillance; les interventions de dépannage.»

23.

L’intitulé du chapitre 2 libellé Hygiène du milieu scolaire est remplacé par: Hygiène.

24.

Au paragraphe (2.1.01), l’expression dans les écoles est remplacée par: à l’intérieur des établissements.

25.

Au paragraphe (2.1.02) est ajoutée la phrase suivante: En cas de doute le responsable doit faire faire des mesures par un expert ou organisme agréé et se tenir aux valeurs limites tolérables, telles qu’elles résultent des documents repris dans la liste spéciale des textes applicables spécifiée à l’article 17 de la loi et au paragraphe (1.3.01) ci-dessus..

26.

Le paragraphe (2.1.03) est nouvellement formulé comme suit: Les locaux, les voies de circulation de même que les dégagements et espaces intérieurs et extérieurs, doivent être entretenus et nettoyés régulièrement..

27.

A l’intitulé de l’article 2.2., l’expression postes d’activités scolaires est remplacée par: postes d’activités.

28.

Au paragraphe (2.2.01) le début de phrase Les locaux scolaires et les postes d’activités scolaires ..... est remplacé par: Les locaux et postes d’activités ......

29.

Il est ajouté au paragraphe (2.2.01) un deuxième alinéa libellé: La hauteur des locaux et leur superficie doivent être déterminées en fonction du nombre des personnes admissibles, en fonction du volume d’air et de son renouvellement périodique de même qu’en fonction du type des activités déployées..

30.

Au paragraphe (2.2.02) le terme «local scolaire est remplacé par: local et le complément de phrase que voici est ajouté: ....., y compris dans les dortoirs, homes et autres espaces à sommeil..

31.

Le paragraphe (2.2.06) est complété comme suit: ..... et de manière que toutes les manipulations prévues puissent se dérouler sans gêne ou incommodation réciproques..

32.

Au paragraphe (2.2.10) l’expression locaux scolaires est remplacée par: locaux.

33.

Au paragraphe (2.2.11) l’expression local scolaire est remplacée par: local.

34.

Aux paragraphes (2.3.01) et (2.3.03) l’expression locaux scolaires est à remplacer chaque fois par: locaux.

35.

Le paragraphe (2.3.04) est complété par les deux alinéas que voici:

«Une installation d’aération mécanique doit être maintenue en bon état de fonctionnement; un système de contrôle doit signaler les pannes pouvant compromettre la santé des personnes; tout dépôt et toute souillure susceptibles d’entraîner un risque pour la santé des personnes par la pollution de l’air respiré doivent être éliminés rapidement.

L’aération mécanique forcée et réglée doit être planifiée, conçue et réalisée de manière que l’isolation coupe-feu entre étages et compartiments soit respectée aux termes des chapitres 8 et 9 ci-après, soit au moyen de la mise en œuvre de systèmes et d’équipements propres et indépendants par compartiment, soit au moyen de la mise en place de trappes coupe-feu adéquates du genre de celles spécifiées à l’article 8.11. ci-après.».

36.

Au paragraphe (2.3.05) le terme écoles est remplacé par: établissements.

37.

Il est ajouté un paragraphe (2.3.08) libellé comme suit:Il est interdit d’admettre dans un local, une salle ou un établissement, un nombre de personnes dépassant les limites résultant des conditions minimales d’aération et de volume d’air..

38.

Au paragraphe (2.4.01) le terme écoles est remplacé par: établissements.

39.

Le paragraphe (2.4.03) est complété par deux alinéas comme suit:

«Dans tous les cas, la concentration des émanations dans l’air de respiration des personnes ne peut pas dépasser les limites tolérables spécifiées par les règles en vigueur telles que celles-ci sont reprises dans la liste spéciale des textes applicables au sens de l’article 17 de la loi et au sens du paragraphe (1.3.01) du présent règlement.

En présence de plusieurs polluants la somme des quotients des concentrations mesurées par les valeurs limites tolérables respectives doit être égale ou plus petite que 1.»

40.

Au paragraphe (2.5.01) l’expression locaux scolaires est remplacée par: locaux.

41.

Le paragraphe (2.5.01) est complété par un deuxième alinéa comme suit: «Il faut tenir compte simultanément:

de la température de l’air ambiant; de son humidité relative; de sa vitesse, de son mouvement et des courants d’air éventuels; des effets de rayonnements thermiques.».

42.

Aux paragraphes (2.6.01) et (2.6.03) l’expression locaux scolaires est remplacée à chaque fois par: locaux.

43.

Au paragraphe (2.7.01) les termes écoles et locaux scolaires sont remplacés par respectivement: établissements et locaux.

44.

Le début du paragraphe (2.7.02) est nouvellement formulé comme suit: Dans les salles, locaux et espaces à activités essentiellement intellectuelles, ......

45.

Au paragraphe (2.7.04) le terme formations est remplacé par occupations.

46.

Au paragraphe (2.7.06) il est intercalé un avant dernier tiret nouveau libellé: - la réduction des temps d’exposition,.

47.

Au paragraphe (2.8.01) l’expression locaux scolaires est remplacée par: locaux.

48.

Le paragraphe (2.8.02) est nouvellement formulé comme suit: Dans les locaux à activités intellectuelles, l’intensité lumineuse doit se situer entre 350 et 500 lx. Dans les salles de classe en particulier la lumière du jour doit arriver du côté gauche des élèves et ne pas donner lieu à éblouissement..

49.

Aux paragraphes (2.8.05) et (2.8.07) le mot école est remplacé à chaque fois par: établissement.

50.

Sont ajoutés les deux paragraphes (2.8.08) et (2.8.09) comme suit:

«(2.8.08)

Les espaces dépourvus de baies d’éclairage naturel mais accessibles au public, y compris les parkings souterrains et les circulations intérieures, doivent être pourvus d’un éclairage de circulation ininterrompu et permanent non relié aux commutateurs et interrupteurs manuels ou automatiques normaux.

(2.8.09)

Les luminaires, lampes et autres dispositifs d’éclairage artificiel doivent être conçus, exécutés, installés, aménagés et fixés de façon que les personnes soient à l’abri de tout risque de blessures, de dommage ou d’accident.».

51.

Au paragraphe (3.1.01) le terme école est remplacé par: établissement.

52.

Le deuxième tiret du paragraphe (3.1.01) est complété comme suit: ..... de même que de risques majeurs, d’explosion, de contamination ou autres inacceptables dans le voisinage.

53.

Au paragraphe (3.1.02) les expressions locaux scolaires et types d’activités scolaires sont remplacées par respectivement: locaux et types d’activités.

54.

Au paragraphe (3.2.01) les expressions bâtiment scolaire et locaux scolaires sont remplacées par respectivement: établissement assujetti et locaux d’un établissement assujetti.

55.

Au paragraphe (3.2.02) l’expression locaux scolaires est remplacée par: locaux d’un établissement assujetti.

56.

Le paragraphe (3.2.04) est nouvellement libellé comme suit:

«(3.2.04)

L’aménagement d’un établissement assujetti est interdit à côté, au-dessus et au-dessous d’établissements présentant des dangers spéciaux d’incendie, d’explosion, de contamination ou de pollution.».

57.

Au paragraphe (3.3.01) le mot écoles est remplacé par: établissements.

58.

Le début du paragraphe (3.3.02) est nouvellement formulé comme suit: Dans chaque compartiment servant au séjour prolongé de personnes, une façade au moins doit donner, soit sur la voie publique, soit ......

59.

Il est ajouté un nouvel article comme suit:

«Art. 3.4.

Stabilité et solidité.

(3.4.01)

Les bâtiments abritant des établissements assujettis doivent posséder des structures et une solidité appropriées au type d’utilisation.».

60.

Au paragraphe (4.1.02) les mots école et élève sont remplacés par respectivement: établissement et personne.

61.

A l’intitulé de l’article 4.2. l’expression dans l’enceinte de l’école est remplacée par: dans l’enceinte de l’établissement.

62.

Au paragraphe (4.2.01) le terme école est remplacé par: établissement.

63.

Le paragraphe (4.2.03) débute nouvellement comme suit: Dans les écoles, aucun véhicule ne peut pénétrer, circuler, manoeuvrer ou stationner dans la zone piétonne ou la cour......

64.

Sont ajoutés les paragraphes que voici:

«(4.2.05)

Les accès doivent être aménagés dans des endroits supervisibles, signalisés, sûrs et protégés de manière que les entrées et sorties tant des véhicules que des piétons puissent s’effectuer en toute sécurité.

(4.2.06)

Les accès réservés aux services de secours extérieurs de même que les hydrants et autres moyens de secours extérieurs doivent être dégagés en permanence. Le responsable pourvoira aux interdictions, empêchements matériels, contrôles, surveillances et redressements nécessaires.

(4.2.07)

En présence de chantiers, des mesures de rechange appropriées et suffisantes doivent être prises, signalisées et communiquées.».

65.

Les intitulés des articles 4.3. et 4.4. sont complétés à chaque fois par: ..... dans les écoles.

66.

La fin du paragraphe (4.5.03) est nouvellement formulée comme suit: ..... aux personnes d’accéder à l’établissement et de le quitter en sécurité..

67.

Au paragraphe (4.5.07) est ajouté: en particulier dans les écoles et en présence d’enfants en bas âge.

68.

Au paragraphe (4.5.11) est ajoutée la phrase suivante: Le présent paragraphe tout comme les paragraphes (4.5.12) à (4.5.14) ci-après concernent en particulier les aménagements dans les écoles..

69.

Au paragraphe (5.2.02) l’expression bâtiments scolaires est remplacée par: bâtiments.

70.

Sont ajoutés les deux paragraphes que voici:

«(5.4.09)

Les portes coupe-feu et coupe-fumée doivent toujours être à battants s’ouvrant sur simple poussée en direction du flux d’évacuation ou en va-et-vient. Les portes coulissantes ou autres à fonctionnement automatique sont autorisées à condition que l’alarme déclenchée dans l’un des compartiments adjacents mette hors service la commande automatique, que la porte se ferme instantanément, qu’elle fonctionne ensuite mécaniquement comme porte battante et que cette dernière soit refermée après chaque passage sous l’action de ferme-portes mécaniques.

(5.4.10)

Au cas où une pareille porte automatique coulissante ne remplit pas suffisamment la condition coupe-feu ou coupe-fumée requise, elle peut être combinée dans un sas avec une porte coupe-fumée ou coupe-feu battante normale, tenue ouverte au moyen de ventouses électromagnétiques asservies à l’alarme.».

71.

Au paragraphe (6.1.01) l’expression locaux scolaires est remplacée par locaux.

72.

L’article 6.2. intitulé Généralités concernant le compartimentage est nouvellement formulé comme suit:

«(6.2.01)

Un bâtiment est subdivisé en zones et secteurs appelés compartiments qui, soit regroupent certains types de locaux ou d’activités, tels les compartiments servant au séjour prolongé de personnes et les compartiments techniques, soit remplissent des fonctions spécifiques déterminées, tels les compartiments d’issues et les gaines techniques.

(6.2.02)

Les compartiments sont séparés entre eux et délimités à leurs périphéries respectives par des murs, parois, planchers, plafonds, portes, clapets et autres éléments et aménagements présentant des qualités de résistance au feu déterminées. Le compartimentage a pour but de limiter la propagation du feu, des fumées et des gaz nocifs en cas d’incendie ou d’incident analogue et de faciliter ainsi l’évacuation rapide, facile et sûre des personnes ainsi que l’intervention des équipes de sécurité et des services de secours.

(6.2.03)

En ce qui concerne les limites et périphéries en façades extérieures des compartiments, de même que les portes extérieures et les fenêtres et autres baies aménagées dans les façades, des qualités de résistance au feu particulières ne sont requises que dans la mesure où une prévention de la propagation des incendies par les façades est exigée, notamment en cas d’exceptions ou de dispenses au sens des articles 1.4. et 1.5. ci-dessus.

(6.2.04)

La résistance au feu d’un compartiment correspond à la résistance au feu des différents éléments coupe-feu qui le délimitent à ses extrémités et à sa périphérie, c.à.d. aux dalles, planchers, plafonds et autres séparations horizontales de même qu’aux murs, parois et autres séparations verticales.

Des qualités de résistance au feu supplémentaires et particulières, c.à.d. d’autres isolations ou subdivisions coupe-feu, ne sont plus requises à l’intérieur d’un même compartiment.

(6.2.05)

Un compartimentage n’est pas requis dans le cas de constructions qui ne comprennent ni cave ni grenier et dont le seul étage de même que les sorties sont aménagés au niveau des alentours.».

73.

Au paragraphe (6.3.01) l’expression activités scolaires est remplacée par: activités assujetties.

74.

Au paragraphe (6.3.05) l’expression salles de classe est remplacée par: locaux et salles servant au séjour prolongé de personnes.

75.

Au paragraphe (6.3.06) l’expression locaux scolaires est remplacée par: locaux.

76.

L’intitulé de l’article 6.5. est complété et nouvellement formulé: Gaines techniques et gaines d’ascenseurs.

77.

Au paragraphe (6.5.01) l’expression bâtiments scolaires est remplacée par: bâtiments.

78.

Le paragraphe (6.5.02) est supprimé et remplacé par les nouveaux paragraphes (6.5.02) à (6.5.06) que voici:

«(6.5.02)

Par rapport aux compartiments techniques les gaines techniques verticales et horizontales doivent être isolées coupe-feu 60 min. Les ouvertures aux passages des câbles et des tuyauteries doivent être soigneusement rebouchées coupe-feu 60 min et les gaines de ventilation doivent être pourvues de trappes automatiques coupe-feu 60 min. Les portillons de visite et les portes doivent être de même coupe-feu 60 min.

(6.5.03)

Par rapport aux compartiments servant au séjour prolongé de personnes et par rapport aux compartiments d’issues, les gaines techniques verticales et horizontales, doivent être, soit isolées coupe-feu 30 min sur toute leur hauteur, sur toute leur longueur ou sur toute leur étendue, soit recoupées coupe-feu 30 min aux niveaux des étages et des limites des compartiments. Les ouvertures, trappes, portillons, portes et autres ouvertures doivent présenter la même résistance au feu de 30 min au moins.

(6.5.04)

Les cheminées et autres conduits et gaines susceptibles d’évacuer ou de cheminer des gaz chauds de même que des substances ou produits explosibles et inflammables doivent présenter une résistance au feu de 60 min sur toute leur étendue et par rapport à tous les autres compartiments.

(6.5.05)

Les cages d’ascenseurs, de monte-charge et de monte-plats sont à intégrer, dans la mesure du possible, dans des cages d’escaliers ou compartiments d’issues. A défaut, ÇÇenir à la procédure de dispense prévue à l’article 1.5. ci-dessus. La dispense visée peut comporter l’abandon des sas à l’intérieur des compartiments servant au séjour prolongé de personnes, à condition que l’isolation par des sas coupe-feu 60 min reste garantie à l’égard des compartiments et locaux techniques et que le désenfumage prévu à l’article 9.11. ci-après soit mis en œuvre et qu’il soit rendu, selon les besoins, mécanique, forcé, réglé et asservi.».

79.

Au paragraphe (6.7.03) le bout de phrase ..... salles de classe, de séjour et d’activités ordinaires. est remplacé par: ..... salles, locaux et espaces à activités ordinaires..

80.

Au paragraphe (7.1.01) le terme bâtiment scolaire est remplacé par: bâtiment.

81.

Au paragraphe (7.1.02), 1er et 2e tirets, l’expression locaux scolaires est remplacée chaque fois par: locaux.

82.

Au paragraphe (7.1.04) le terme bâtiments scolaires est remplacé par: bâtiments.

83.

Au paragraphe (7.2.02) est ajouté l’alinéa que voici: Des revêtements ou décorations miroitants de même que des affichages en particulier ne doivent pas amener les personnes à se tromper en ce qui concerne les voies à prendre..

84.

Le début du paragraphe (7.2.03) libellé Les sorties des locaux scolaires doivent ..... est remplacé par: Les sorties doivent ......

85.

A l’article 7.3. deux paragraphes nouveaux sont ajoutés comme suit:

«(7.3.09)

Les calculs suivant le présent article sont effectués dans l’hypothèse d’une évacuation successive des différents étages et du cumul de toutes les issues réglementaires disponibles.

(7.3.10)

En présence d’un grand nombre de personnes, dans une salle de fêtes notamment, les différentes issues doivent être réparties et dimensionnées de façon équivalente dans la mesure du possible.».

86.

Au paragraphe (7.4.02) est ajoutée la phrase suivante: Il ne doit pas être attendu des personnes de faire usage en cas d’évacuation, de précipitation et de panique éventuelle, d’aménagements, de dispositifs ou d’équipements qu’elles n’ont pas l’habitude d’utiliser normalement et sans préparation ou entraînement..

87.

Au paragraphe (7.4.03) l’expression installations scolaires anciennes est remplacée par: installations anciennes.

88.

Au paragraphe (7.5.02) les expressions local scolaire et activité scolaire sont remplacées par respectivement local et activité.

89.

Au paragraphe (7.5.03) le terme locaux scolaires est remplacé par: locaux.

90.

Le commencement du paragraphe (7.5.04) libellé A partir du seuil de tout local scolaire servant ..... est nouvellement libellé: A partir du seuil de tout local, de toute chambre et de toute salle servant ......

91.

A l’article 7.6. sont ajoutés les paragraphes que voici:

«(7.6.04)

En vue de prévenir, de décourager, de découvrir ou d’empêcher les abus possibles en présence de moyens d’ouverture facile des issues de l’intérieur, tel que l’exige le présent article, celles-ci peuvent être munies de dispositifs spéciaux d’alerte acoustique, d’équipements de surveillance électronique à distance, de panneaux de signalisation ou d’avertissement, de verrouillages électromagnétiques de même que d’autres moyens techniques ou d’organisation adéquats disponibles sur le marché.

(7.6.05)

En cas de verrouillage électromagnétique asservi à une détection automatique et à une commande à distance, cette dernière doit être doublée sur place d’une commande manuelle visiblement signalisée.

(7.6.06)

Le déverrouillage des portes condamnées au moyen de dispositifs électromagnétiques doit être assuré aussi en cas de panne d’électricité.

(7.6.07)

La résistance à la poussée d’une porte d’issue de même qu’à la manœuvre d’un quelconque dispositif d’ouverture manuel ne doit en aucun cas dépasser la force dont sont capables les personnes susceptibles de sortir. Dans les écoles et les maisons de soins en particulier cette force ne doit pas dépasser quelque 100 N.».

92.

Le début du paragraphe (7.7.05) libellé: Si les portes sont transparentes, elles doivent ..... est remplacé par: Les portes coupant les circulations dans les couloirs, issues et halls, doivent être transparentes au moins partiellement de manière que des personnes s’approchant des deux côtés puissent se remarquer mutuellement. Ces surfaces transparentes doivent ......

93.

Des paragraphes supplémentaires sont ajoutés comme suit:

«(7.7.07)

Les portes à fonctionnement automatique sont autorisées à condition que le mécanisme automatique soit débrayé en cas d’alarme, en cas de panne de courant ou en cas d’un autre dérangement influant sur son fonctionnement et que la porte fonctionne ensuite mécaniquement comme porte battante normale réglementaire.

(7.7.08)

Par dérogation aux dispositions du paragraphe (7.7.04) ci-dessus les portes coulissantes ou autres automatiques intérieures doivent fonctionner comme indiqué aux paragraphes (5.4.09) et (5.4.10).

(7.7.09)

Une porte coulissante ou autre automatique extérieure doit, en cas d’alarme, de panne de courant ou d’un autre dérangement influant sur son fonctionnement, soit s’ouvrir d’elle-même et donner libre passage, soit fonctionner accessoirement comme porte battante normale réglementaire, soit être dédoublée d’une ou de plusieurs portes battantes normales réglementaires.».

94.

Au paragraphe (7.9.02) est ajoutée un deuxième alinéa comme suit:

«Une dispense aux termes de l’article 1.5. ne peut être prononcée en ce qui concerne les escaliers tournants que si simultanément:

ils sont strictement conformes aux règles de l’art; le nombre de personnes à évacuer ne dépasse pas la cinquantaine; les personnes sont matériellement tenues à l’écart des endroits intérieurs où la profondeur des marches descend au-dessous de 15 cm; la largeur mesurée depuis cet endroit présente les 120 cm réglementaires.».

95.

L’article 7.10. - Signalisation - est nouvellement formulé comme suit:

«Art. 7.10. - Signalisation.

(7.10.01)

La signalisation de sécurité est une signalisation qui, rapportée à un objet, à une activité ou à une situation déterminée, fournit une indication ou une prescription relative à la sécurité et/ou la santé au travail, au moyen, selon le cas, d’un panneau, d’une couleur, d’un signal lumineux ou acoustique, d’une communication verbale ou d’un signal gestuel.

(7.10.02)

Le responsable doit prévoir ou doit s’assurer de l’existence d’une signalisation de sécurité et/ou de santé au travail, lorsque les risques ne peuvent pas être évités ou suffisamment limités par les moyens techniques de protection collective ou par des mesures, méthodes ou procédés d’organisation du travail.

(7.10.03)

La signalisation de sécurité doit satisfaire aux prescriptions minimales fixées par les règles de l’art et par les directives communautaires afférentes, telles qu’elles sont reprises dans la liste spéciale des textes applicables au sens de l’article 17 de la loi et du paragraphe (1.3.01) ci-dessus.

Ces règles de l’art, directives et textes applicables doivent spécifier en particulier notamment:

la signification des couleurs de sécurité; la forme géométrique des panneaux; les pictogrammes; les signaux lumineux et acoustiques, de même que respectivement leur intensité et leur audibilité; les signaux gestuels et la communication verbale; les matériaux constitutifs, les dimensions, la mise en place et les emplacements des panneaux et signaux; la visibilité et l’éclairement des panneaux et dispositifs de signalisation; la signalisation sur les récipients et tuyauteries utilisés pour le transport et le stockage de substances, préparations et produits dangereux; l’identification et la localisation des équipements destinés à la lutte contre l’incendie; la signalisation d’obstacles et endroits dangereux et le marquage des voies de circulation.

(7.10.04)

Le personnel concerné, les membres des équipes de sécurité et toutes les autres personnes concernées doivent être informés et formés de manière suffisante et adéquate en matière de signalisation de sécurité.

Les comités de sécurité doivent être consultés conformément aux prescriptions afférentes de l’article 1.18. du présent règlement.

(7.10.05)

L’efficacité d’une signalisation ne doit pas être mise en cause par la présence d’une autre signalisation ou d’une autre source d’émission du même type qui affecte la visibilité ou l’audibilité, ou par une mauvaise conception, un nombre insuffisant, un mauvais emplacement, un mauvais état ou un mauvais fonctionnement des moyens ou dispositifs de signalisation. Les pictogrammes, symboles et messages doivent être aussi simples que possible et les détails inutiles à la compréhension doivent être laissés de côté. Un panneau doit être enlevé lorsque la situation le justifiant disparaît.

(7.10.06)

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